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 Qui étaient les cathares ?

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Speedou
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MessageSujet: Qui étaient les cathares ?   Mer 31 Oct - 1:13

Qui étaient les cathares ?


la croix du Languedoc, croix « évidée et pommetée », symbole de ralliement cathare

Entre le Xe et XIIe siècle, une mystérieuse « hérésie » fait son apparition dans le Midi de la France. Bientôt son expansion et sa menace sont telles que l'Eglise catholique est contrainte de mener une guerre à l'éradication de cette religion. Deux croisades seront menées par le royaume de France, il s'agit surtout pour le roi de France de dominer tout le Languedoc et l'Aquitaine. La lutte contre les cathares s'achèvera par la chute de la forteresse de Montségur en 1244.




La citadelle est depuis le début du XIIIe le véritable pôle du catharisme : la crainte que suscite la croisade de Simon de Montfort incite des hérétiques à se réfugier en ce lieu stratégique, puis la 2ème croisade de Louis VIII suivie par l'Inquisition gonflent encore le nombre de réfugiés qui fuient les villes et refusent ainsi leur soumission au roi de France.

Cette citadelle apparaît donc clairement comme le centre du refus de l'ordre royal et la décision de l'assiéger est prise en 1243 lors d'un concile : une immense armée royale se prépare en campant au pied de Montségur.

Dominant les alentours d'une centaine de mètres et hors de portée des catapultes, il faudra attendre 10 mois et une ascension nocturne par une voie difficile pour conquérir un 1er poste de guet, à partir duquel l'étau se resserrera jusqu'à la reddition du 16 mars 1244. Environ, 200 hérétiques refusant d'abjurer seront condamnés au bûcher.

Les ruines reçoivent chaque année quelques milliers de visiteurs : mais les pierres que l'on voit aujourd'hui n'ont rien de cathares ! Ce fait est connu des historiens depuis 1960 suite à des relevés archéologiques et à l'analyse des registres de l'Inquisition.

Montségur n'était à l'époque qu'un village fortifié comportant un modeste donjon dont il ne reste aucune trace visible : seules les terrasses des maisons et de la résidence seigneuriale de Raymond de Péreille ont été trouvées suite à des fouilles.
Les ruines actuelles sont l'oeuvre des vainqueurs du siège (fin du XIIIe) au prix de travaux considérables qui ont remodelé le sommet de la montagne en détruisant les dernières traces de l'occupation cathare.

L'origine de la religion cathare

Le catharisme (du grec καθαρός / katharós, « pur ») est un mouvement chrétien médiéval. Il ne s'est jamais autodésigné ainsi, car ce terme, inventé par l'abbé de Eckbert von Schönau pour désigner les « hérétiques », fut popularisé en français par l'occitanisme des années 1960 dressé contre le centralisme jacobin. Les « cathares », en effet, se désignaient eux-mêmes comme « Bons Hommes », « Bonnes Dames » ou « Bons Chrétiens ».

La doctrine cathare, probablement influencée par des prêcheurs pauliciens, considérait l’univers comme la création d’un dieu ambivalent, le monde matériel procédant d’un mauvais principe offrant tentations et corruption, tandis que le paradis procède d’un bon principe offrant rédemption et élévation spirituelle. Le corps humain est considéré comme la prison matérielle des âmes d’anges précipités sur terre lors d’une bataille entre les deux démiurges, bon et mauvais. Les âmes errent de corps en corps et de mort en mort, selon le principe de la métempsycose (réincarnation). Seul le baptême spirituel – le Consolament – a la capacité de briser la chaîne qui retient l’âme au corps, et de permettre ainsi après une ultime mort terrestre à l’ange de regagner le ciel. Les cathares attribuent l’Ancien Testament au dieu mauvais, et le Nouveau Testament au dieu bon, ce qui constitue une forme de marcionisme. Les cathares ont été embarrassés par la figure du Christ, dont l’incarnation n’est pas envisageable dans le cadre du dogme, car cette incarnation le jette dans le monde de la matière, et donc, sous le pouvoir du dieu mauvais. Cette dualité entre Dieu bon et Dieu mauvais a connu de nombreuses interprétations divergentes au sein même du clergé cathare (dualisme absolu et mitigé), et cela caractérise les différentes églises cathares.

Le nom de cathares a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique romaine et adopté tardivement par les historiens. Il provient d'un traité de saint Augustin (mort en 430) contre des hérétiques de l'Antiquité tardive, qui étaient dits "cathares", c'est-à-dire "les purs" en grec. En 1163, le moine bénédictin Eckbert de Schönau est le premier à reprendre ce terme, qu'il tire directement du traité d'Augustin, pour nommer des hérétiques médiévaux (en l'occurrence, ceux qu'Eckbert a contribué à juger et condamner dans la région de Cologne). De nombreuses autres étymologies fantaisistes ont été proposées jusqu'à une date récente, car on n'avait pas encore établi que l'expression latine "cathari, id est mundi" ("cathares, c'est-à-dire purs") avait été trouvée par Eckbert de Schönau chez Augustin.

La structure du catharisme est une « communauté à deux niveaux ». Les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes « Bons Hommes », « Bonnes Dames » ou « Bons Chrétiens », mais étaient appelés « Parfaits » par l’Inquisition, qui désignait ainsi les « parfaits hérétiques », c’est-à-dire ceux qui avaient reçu le « consolament », c’est-à-dire un rite de baptême par l'apposition des mains, et faisaient la prédication, par opposition aux simples fidèles, dont l’engagement était bien moindre.

Principalement concentré en Occitanie, dans les comtés de Toulouse et de Béziers-Albi-Carcassonne, le catharisme subit une violente répression armée à partir de 1208 lors de la croisade contre les Albigeois puis, condamné au IVe concile de Latran en 1215, durant un siècle, la répression judiciaire de l’Inquisition.


Qu'est-ce qu'une hérésie ?

Une hérésie (du grec αἵρεσις / haíresis, choix, préférence pour une doctrine) désigne généralement une doctrine ou une opinion considérée comme erronée par rapport à un dogme religieux donné. Si dans l’Antiquité on n’attachait pas de valeur péjorative à ce terme, celle-ci devint marquée au moment de la définition progressive des dogmes chrétiens, au cours des premiers siècles de notre ère. Auparavant, le mot hérésie pouvait désigner une école de pensée : le jardin d’Épicure était une telle haíresis. Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne. En effet, l’Antiquité polythéiste sépare le mythe de la philosophie. Le monothéisme introduit la théologie, l’étude rationnelle du divin, qui englobe et transcende ces deux domaines. La théologie permet d’édicter des vérités objectives sur Dieu, les dogmes. Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.

- Pour les juifs, l’appartenance au Peuple élu prime sur toute conception théologique, ce qui permet l’existence de sectes aux dogmes et aux pratiques différentes, mais appartenant toujours à l’héritage judaïque.

- Pour les chrétiens catholiques, l’Église est le corps vivant du Christ. L’unité dogmatique est donc fondamentale. Toute hérésie étant une atteinte à cette unité, elle est une blessure infligée au corps du Christ, donc un sacrilège. Dans l'Antiquité chrétienne, l'association de certaines de ces doctrines au pouvoir politique (après Constantin Ier par exemple) va donner également une importance temporelle à ces questions.

- Pour les chrétiens protestants et orthodoxes, l’Église est le corps vivant spirituel du Christ. L’unité spirituelle est fondée sur la reconnaissance du Christ comme Dieu et Seigneur. Chaque église correspond à une partie différente de ce corps spirituel. Donc la division en d'autres dogmes et pratiques ne correspond pas forcément à la définition d'un hérésie. Pour les chrétiens protestants et orthodoxes, l'hérésie est la doctrine qui nie la divinité de Christ ou son pouvoir à accorder le salut.

- Pour les musulmans, il n'existe pas de dogme qui ne soit explicitement contenu dans le Coran, issu des paroles d'Allah, dictées à Gabriel qui les révéla à Mahomet. En tout état de cause, l’islam sunnite n’ayant pas de clergé, aucune autorité n’a compétence pour décider de la validité d’une interprétation particulière du Livre saint.

Dans un contexte chrétien, et par analogie dans d'autres contextes, l'hérésie qualifie une situation complexe de conflit et de rupture, qui superpose généralement l'hérésie proprement dite (doctrinale : déviance sur le contenu de la foi) et le schisme (disciplinaire : insoumission à l'autorité ecclésiastique légitime). L'hérésie naît d'une divergence entre écoles sur ce qu'est la vérité (formulée par le dogme). Elle se développe à la fois sur le plan intellectuel, par l'opposition irréductible des thèses, et sur le plan communautaire, par l'impossibilité pratique de « vivre en frères » avec les tenants de l'autre école. Enfin, elle s'achève par une situation de rupture sociale paradoxale : de part et d'autre, on reconnaît que la communion entre les parties antagonistes est impossible en pratique, mais resterait nécessaire.

La foi étant nécessaire au salut, l'orthodoxie est capitale et l'hétérodoxie fait risquer les peines infernales. L'hérésie est le drame des frères ennemis, à la fois frères et ennemis, chacun revendiquant l'héritage authentique du Père. En ceci, elle se distingue radicalement des conflits inter-religieux.

Qu'elle fut la réaction de l'Eglise par rapport à l'hérésie cathare ?

Comme à chaque hérésie, l’Eglise convoque d’abord un concile pour examiner la pertinence de l’hérésie. En fait, entre 1119 et 1215, ce ne sont pas moins de 7 conciles qui analysent et condamnent les thèses cathares !

Comme on le voit, le combat est d’abord théologique et missionnaire. ‘’La foi doit être persuadée, non imposée’’ affirme Bernard de Clairvaux. ‘’Mieux vaut absoudre les coupables que s’attaquer par une excessive sévérité à la vie d’innocents’’ renchérit le Pape Alexandre 3, ou encore ‘’L’indulgence sied mieux aux gens d’Eglise que la dureté’’. Un gros effort de rééducation chrétienne est fait dans le midi toulousain, d’abord confié aux évêques locaux et au clergé. Mais cette démarche n’obtient que peu de résultats. En effet, certains évêques possèdent des liens familiaux avec des seigneurs acquis au catharisme. Ils se montrent donc peu empressés d’évangéliser. Quant au bas clergé, il ferme souvent les yeux pour avoir la paix…La papauté fait alors appel à des personnalités venues du nord de la France. Saint Bernard de Clairvaux effectue une tournée de prédication dans le midi. Sans résultat, là encore.

La papauté ne se décourage pas et continue à envoyer des missionnaires. En 1200, c’est Pierre et Raoul de Castelnau, deux frères cisterciens, qui vont de village en village, haranguant les fidèles. En 1204, Arnaud Amaury, abbé de Cîteaux, leur prête main forte et prêche beaucoup autour d’Albi. En 1205, Diego, évêque d’Osma et son sous-prieur de chapitre, Dominique de Guzman, se consacrent à leur tour à la lutte contre l’hérésie. Ils parcourent la campagne pieds nus, sans équipage et sans argent, multipliant les conférences contradictoires avec les représentants du catharisme. Ils obtiennent 150 retours à l’Eglise à Montréal, près de Carcassonne, en 1206. La même année, à Fanjeaux, Dominique fonde un couvent avec des hérétiques converties. Dix ans plus tard, l’ordre des Dominicains nait à Toulouse.

Enfin, en 1213, Innocent III pose les bases d’un tribunal ecclésiastique pour juger les hérétiques. C’est Grégoire IX qui par sa bulle Excommunicamus fondera l’Inquisition en 1231. Celle-ci est généralement bien accueillie par la population qui a à cœur de voir le catharisme disparaître.




Innocent III

Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160–Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d'Innocent III, est considéré comme l'un des plus grands papes du Moyen Âge. Théologien et homme d'action, préoccupé de remplir au mieux sa fonction de pape, il fut un chef à la décision rapide et autoritaire. Il chercha à exalter au mieux la justice et la puissance du Saint-Siège de façon à renforcer son autorité suprême, gage selon lui de la cohésion de la Chrétienté. Une de ses œuvres majeures fut de soutenir Dominique de Guzmán ainsi que saint François d'Assise et ses frères mendiants et de valider leur première règle. Ce pape fut également celui du plus important concile du Moyen Âge, le IVe concile du Latran, qui statua entre autres sur les dogmes, les sacrements, la réforme de l'Église, la conduite des prêtres et des fidèles, la croisade et le statut des Juifs.

Les cathares et ceux qu'on appelait « Parfaits » ou « Bonshommes », qui jouaient en quelque sorte le rôle de prêtres, devaient observer des règles très strictes. Ils étaient astreints à jeûner fréquemment, et une série d'aliments leur étaient défendus en temps ordinaire. Ils ne construisaient pas de temples, ils priaient et prêchaient n'importe où, chaque fois que la possibilité s'en offrait. Ils rejetaient tous les sacrements à l'exception du Consolamentum. Elle concernait les croyants désireux de devenir Parfaits (sorte de baptême). Le croyant s'engageait à respecter les règles propre aux Parfaits : ne plus mentir, ni jurer, ne plus avoir de relations sexuelles, régime alimentaire très strict... Recevant l'accolade de ses initiateurs, qui s'agenouillaient ensuite devant lui, le nouveau Parfait était censé sentir descendre sur lui l'Esprit saint. Tant qu'ils purent afficher librement leurs opinions, les cathares s'habillaient de préférence en noir. Après la répression, ils se contentaient de dissimuler une ceinture noire sous leurs vêtements ordinaires.

On a longtemps hésité sur les liens entre le catharisme et le bogomilisme. Ces deux doctrines furent considérées alors comme proches du manichéisme, car le clergé romain disposait d'ouvrages de réfutation, notamment ceux d'Augustin, ancien manichéen lui-même. Le bogomilisme né en Bulgarie, subsistera en Bosnie, où il aurait été la religion officielle jusqu'à la conquête turque, à la fin du XVe siècle. La thèse de filiation directe est aujourd'hui contestée7, même si les historiens admettent l'existence d'échanges et de convergences des doctrines. Le dernier colloque de Mazamet (2009) vient de confirmer les liens entre cathares et bogomiles, ainsi que les origines doctrinales des deux, qui remontent aux premiers siècles du christianisme (écrits canoniques de Paul, doctrine de Marcion, doctrine de Valentin). En outre, les recherches menées sur les sources grecques et orientales (Pierre de Sicile) montrent que la doctrine bogomile aurait été transmise par les Pauliciens expatriés volontaires ou chassés de l'Arménie (Turquie actuelle) vers la Thrace bulgare au VIIe et au IXe siècle. La doctrine paulicienne fut fondée au VIIe siècle en Arménie par Constantin-Silas, aussi connu sous le nom de Constantin de Mananalis, suite à la transmission d'évangiles et de lettres pauliniennes par un diacre possiblement marcionite vu la région et l'époque considérées. Le lien est encore plus patent lorsque l'on examine le fondement doctrinal faisant référence au dieu étranger et inconnu notamment.

Le mouvement bogomile fut fondé par un pope bulgare nommé Bogomil (qui signifie en bulgare « aimé de Dieu »). Il prêcha d'abord en Thrace, où il rencontra un véritable écho populaire. Puis le mouvement se déplaça en Bulgarie occidentale, où il connut un grand succès entre le Xe et le XIIe siècle, notamment auprès du petit peuple, avant de subir les persécutions de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène et du patriarche Michel II Courcouas.


Sanctuaire bogomile à Travnik, en Bosnie

Comme beaucoup d'« hérésies » persécutées avec efficacité, la doctrine bogomile nous est malheureusement surtout connue par les dénonciations de ses opposants, en particulier le Traité contre les Bogomiles du prêtre Cosmas, composé vers la fin du Xe siècle. On attribue aux bogomiles une riche littérature apocryphe puisant ses sujets dans les légendes hébraïques et chrétiennes. Un ouvrage bogomile apocryphe résumant leur doctrine, Le Livre secret, nous est parvenu dans sa traduction latine, par l'intermédiaire des Albigeois.


Carte du bogomilisme

Le catharisme ne s'appuie pas sur une théologie puisqu'il considère que Dieu, inconnaissable et non accessible, est absent de ce monde. Cette doctrine est le fruit d'un travail de recherche scripturaire, prenant en compte le Nouveau Testament, notamment l'Évangile selon Jean et l'Évangile selon Luc.

Cette interprétation des évangiles est très différente de celle qu'en fait le christianisme. Les cathares s'appuient aussi sur de nombreux écrits (Paul de Tarse, Marcion, Livre des deux principes, rituels, etc.). Ils s'inspirent aussi de courants de pensée plus anciens (paulinisme, gnosticisme), tout en gardant, sur bien des points, de notables distances avec ces philosophies ou religions, auxquelles le catharisme ne peut être assimilé d'un bloc. Les cathares interprètent d’une façon particulière les écrits de Paul de Tarse et de Marcion. Les cathares recherchent le sens originel du message du Christ. La foi cathare se base sur les principes suivants :

- Dieu, appelé le principe Bon, existe de toute éternité et n'aura pas de fin. Il est parfait et son œuvre est parfaite, inaltérable et éternelle. Il est omniscient et tout puissant dans le Bien. Dieu est le créateur de ce qui est, et ce qu'il n'a pas créé n'est rien (nihil traduit par « néant »). Les esprits, appelés anges par simplification, sont de nature divine.

- Dans le Néant est le principe Mauvais, ou principe du Mal. Dieu, qui n'a pas de mal en Lui, ne peut connaître ce principe Mauvais, mais celui-ci, ambitionnant d'imiter Dieu, est parvenu à détourner une partie des esprits de la création divine. Le principe Mauvais a attiré les esprits par force (catharisme absolu ou dyarchien), ou par tentation (catharisme mitigé ou monarchien), car il n'a d'existence que pour autant qu'il puisse se mêler à la création divine (le Bien).

Cette vision de la constitution de l'univers visible constitue le mythe de la chute du tiers des anges ou, selon les interprétations, de la troisième partie de leur composition : être, âme, et corps subtil. Introduits dans des corps charnels fabriqués par Lucifer, ces êtres sont différents de l'âme qui est de création maléfique, et qui assure la survie du corps charnel. Cette création, issue d'un créateur imparfait et non éternel, est imparfaite et corruptible. Elle a eu un commencement et elle aura une fin. Cette fin surviendra quand le Mal s'étendra sur la création et que les esprits auront réussi à s'extraire de leur prison charnelle pour retourner à Dieu. Alors, le Mal, ayant perdu les avantages du mélange, redeviendra Néant. Le Mal est donc vainqueur dans le temps, mais son accomplissement constitue sa perte. Il est donc vaincu dans l'éternité.

Les deux principes ne sont pas de même nature et de même puissance. Il ne s'agit donc pas d'un dualisme manichéen, ni d'un dithéisme. En opposition avec la doctrine chrétienne, la doctrine cathare soutient un dualisme originel, centré sur la bonne création, qui seule subsistera à la fin des temps. Le Dieu de l'Ancien Testament est en fait l'envoyé du Mal, comme le disait déjà le marcionisme (sources en Asie Mineure), et les livres de l'Ancien Testament ne sont donc pas reconnu comme canoniques, et comme l'émanation de l'Esprit Mauvais.

Peu de gens connaissent le marcionisme, ne serait-ce que de nom, et encore moins savent que ce christianisme, qui a vu le jour au deuxième siècle de notre ère chrétienne, était une forme d’implantation du christianisme authentique (c’est à dire conforme à la pratique du Christ et des apôtres) très proche de celle des bogomiles (donc des cathares) qui lui ont succédé au Xe siècle.



Marcion est à l’origine d’une révolution sans précédent du christianisme antique qui ne reconnaissait qu’un texte fondateur, le texte juif (aujourd’hui contenu dans le Pentateuque) et les textes qui forment aujourd’hui l’Ancien Testament. Des textes plus récents existaient, comme les épitres de Paul et des récits de la vie du Christ.

Marcion fut le premier à chercher à comprendre la logique de ces textes.

Par ses travaux, il démontra que le Dieu de l’Ancien Testament ne pouvait être assimilé à celui décrit par le Christ à travers Paul. Il mit également à jour des falsifications (modifications, suppressions, rajouts) fait à la plupart des écrits récents (notamment les épîtres de Paul) et proposa une nouvelle version expurgée.
Fortement critiqué à son époque (et excommunié), ses déductions furent validées récemment par les chercheurs.

Mais revenons aux cathares.....

Les cathares reconnaissaient un ou deux principes, selon qu'ils étaient « monarchiens », ou « dyarchiens », « mitigés » ou « absolus ». Les cathares absolus pensaient que le principe du Mal ne pouvait trouver son origine dans le principe du Bien. Autrement dit, représentant le Bien absolu, Dieu ne pouvait avoir créé un ange corruptible (Lucifer). Pour les dualistes absolus, les deux principes, le Bien et le Mal, coexistent depuis la création divine, puisque c'est hors de cette création qu'ils se trouvent.

Les Bons Chrétiens, comme ils se nommaient, avaient et prêchaient un respect inconditionnel de la vie. Tout ce qui avait place dans le monde matériel méritait considération. Le mépris du corps et la volonté de purification expliquent qu'ils observaient un régime alimentaire très strict, qui peut aller jusqu'à l'enduranote. Les relations sexuelles, que ce soit dans le mariage ou en dehors, relevaient de la même impureté, et devaient être évitées pour les Parfaits. Les Parfaits avaient à cœur de mener leurs contemporains sur la voie du salut afin d'écourter, un tant soit peu, le cycle des passages en ce bas monde.

Selon les cathares, le Christ, fils de Dieu, et envoyé par Lui, est venu pour leur révéler leur origine céleste et pour leur montrer le moyen de retourner aux cieux. Ainsi, le Christ est uniquement l'envoyé du Père (angelos : ange, messager) venu apporter le message du salut aux hommes. Il ne s'est pas soumis au Mal par l'incarnation, et est demeuré un pur esprit. Marie n'a pour les cathares jamais nourri Jésus quand il était dans son ventre, elle n'assurait que sa protection. (Thème de l'adombration) - Dans la terminologie de la théosophie et plus particulièrement de la magie blanche, l'adombrement, ou action d'adombrer, est un processus par lequel un être spirituellement très avancé -le plus souvent un Maître de Sagesse- utilise le véhicule physique d'un disciple (généralement un initié de niveau assez élevé) afin de transmettre des enseignements. La conscience du Maître pénètre temporairement les corps physique, émotionnel et mental du disciple et travaille par leur intermédiaire. L'adombrement est employé lorsque le Maître n'est pas lui-même en incarnation et qu'il souhaite toucher rapidement l'humanité.

L'esprit est transmis, soit par les générations depuis le premier homme, soit par transmigration dans un nouveau-né après la mort (réincarnation).

C’est uniquement par le Saint-Esprit que l'esprit peut être libéré du monde physique, et c’est par le baptême, par imposition des mains, reçu par les apôtres et transmis par eux, que l’esprit pourra accéder au Salut. Toutefois, le baptême ne peut être administré à un jeune enfant de moins de 13 ou 14 ans, car il est jugé inapte à discerner l'importance de cet acte. Le baptême cathare devait être administré à une personne en connaissance de cause et sur la base de sa conviction.

Pratiques, sacrements et rites

Les cathares, se considérant alors comme les seuls vrais disciples des apôtres, souhaitaient adopter le modèle de vie, les rites et les sacrements, des premières communautés chrétiennes. Ils s'appuyaient principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, et leur unique prière était le Notre Père. Ils considéraient que toutes les pratiques et sacrements instaurés par l'Église dès les premiers siècles et petit à petit n’avaient aucune valeur :

- le sacrement du baptême, que les prêtres confèrent notamment aux nouveau-nés;
- le sacrement de l'Eucharistie : refusant de croire en la transsubstantiation, c'est-à-dire la transformation du pain et du vin en le corps et le sang du Christ lors de leur consécration par le prêtre lors de la messe. En revanche, en mémoire de la dernière Cène du Christ avec ses apôtres, les cathares bénissaient le pain lors du repas quotidien pris avec leurs fidèles. C’était le rituel du « pain de l’Oraison » ;
- le sacrement du mariage, celui-ci légitimant à leurs yeux l'union charnelle de l'homme et de la femme, union à l'origine du péché originel d'Adam et Ève selon leur interprétation de la Genèse ;
- la médiation des saints et le culte des reliques ;

De même que dans certains courants de l'Église chrétienne primitive, l'idéal cathare était basé sur une vie ascétique, alors que le sacrement du mariage aurait été créé plus tardivement. Ils n'attachaient pas d'importance aux églises bâties qui n'étaient pas pour eux les seuls lieux du culte car la parole du Christ peut être enseignée partout où se réunissent les fidèles. Enfin, leur seul sacrement est le baptême par imposition des mains, ou consolament.

Le consolament


Le sacrement du consolament (consolation, en occitan, du latin consolamentum) ou « baptême d'esprit et du feu » par imposition des mains, est le seul à apporter le salut en assurant le retour au ciel de la seule partie divine de l'homme : l'esprit. Il est le point de départ d'un choix de vie en accord avec la doctrine cathare (justice et vérité), permettant à la nature divine de l'impétrant de se détacher partiellement de la nature mondaine ou charnelle, et d'accéder au salut. Le consolament officialise donc le choix du novice ou du mourant à mener une vie chrétienne. Il n'est que la reconnaissance d'un état et non un apport d'une qualité extérieure. Ce sacrement jouait un rôle fondamental dans les communautés cathares car il était à la fois sacrement d'ordination et de viatique (extrême-onction), alors appelé « consolament des mourants ».

Le consolament était conféré par un membre de la hiérarchie et engageait celui qui le recevait dans une vie religieuse qui, comme toute ordination, suppose de prononcer des vœux et de respecter une Règle. Ici il s'agissait de pratiquer l'ascèse, de s'engager à ne pas manger de nourritures provenant des animaux ( viandes, œufs, lait, graisses animales, …), de pratiquer la morale évangélique, comprise comme l'interdiction de jurer, de mentir, et de tuer. Il faisait d'un croyant cathare un Bon Homme ou une Bonne Dame, membre du clergé, prédicateur, et capable d'apporter lui-même le consolament aux mourants.


Le consolament était donc aussi administré aux mourants qui en faisaient la demande, c'est-à-dire aux simples croyants qui n'avaient pas franchi le pas de l'ordination durant leur vie, mais souhaitaient rencontrer le Saint-Esprit, leur donnant une chance d'accéder au salut avant de mourir. Les prières des « parfaits », Bons Hommes ou Bonnes Dames, après la mort du consolé, pouvaient durer encore quatre jours, et si le mourant survivait, il devait alors embrasser la vie de « parfait » avec les contraintes associées.

La vie des « parfaits » et « parfaites »

Étant ordonnés, les parfaits entraient dans un ordre religieux, mais sans sortir du siècle. Ils étaient en effet astreints au travail manuel pour vivre, ce qui leur donnait un avantage considérable pour leur prédication, en les maintenant au contact de la population qu'ils instruisaient directement, via des traductions des Écritures saintes en langue vernaculaire, contrairement au clergé catholique qui refusait à l'époque l'accès direct du peuple aux textes sacrés. Cela leur rapportait également l'argent du produit de leur travail. Cet argent leur permettait par exemple de se déplacer et avec les dons et les legs, de créer les conditions de l'existence d'une hiérarchie. Par contre la pauvreté personnelle était prescrite.

Les cathares vivaient dans des « maisons de parfaits », intégrées aux villes et aux villages, qui leur permettaient de rencontrer la population et de prêcher, et leur servaient d'atelier. Des jeunes y étaient envoyés par leurs parents simples fidèles ou déjà ordonnés, pour leur formation en vue de leur propre ordination. Tout « parfait » rejoignait une maison de « parfaits », et y travaillait de ses mains, y compris les nombreuses épouses nobles et leur progéniture qui faisaient partie des rangs des cathares. Le sacrement de mariage n'étant pas reconnu, elles se séparaient de leur mari, généralement lui-même simple croyant.

Le consolament des mourants pouvait être conféré dans les maisons des « parfaits », dans laquelle le consolé était transporté et mourait. Lorsque vint le temps des persécutions, les « parfaits » durent se cacher chez des fidèles, mais ils y payèrent toujours leur nourriture par le travail manuel.

Se rapprochant des premiers chrétiens, les « parfaits » cathares envisageaient un salut passant par un grand zèle religieux, parfois jusqu'à l'ascétisme. Afin de ne pas procréer, ils étaient astreints à la chasteténote 14, et devaient constamment aller par deux personnes du même sexe. Chacun avait son sòci, ou compagnon, ou sa sòcia pour les femmes. Cette prédication au coin du feu de deux personnes de même sexe conduira à l'accusation de bougrerie (c'est-à-dire d’homosexualité) fréquemment enregistrée dans les registres de l'Inquisition. Cette façon de vivre toujours au moins à deux tenait à la conviction que l'esprit seul ne peut éviter de se fourvoyer alors qu'avec au moins un compagnon ou une compagne, les tentations de la chair sont plus faciles à combattre.

Les « parfaits » ne devaient pas mentir, s'abstenir de tout vice, de toute méchanceté, en un mot être simplement de bons chrétiens selon les Évangiles. Cela devait inévitablement conduire à l'édification toute de la population chrétienne. Néanmoins, le catharisme toucha essentiellement une population bourgeoise ou noble, sauf dans la dernière période. Outre l'interdit du meurtre, les « parfaits » ne devaient pas tuer les animaux. Ils devaient s'abstenir de toute consommation de produits animaux car issus de la reproduction animale. En cela ils s'interdisaient toutes viandes ainsi que le lait et les produits dérivés. Le jeûne était de pratique courante, mais le jeûne le plus strict prévoyait du pain et de l'eau. Trois carêmes annuels étaient pratiqués. L'endura est un jeûne suivant le consolament et qui a pu conduire certains « parfaits » à la mort pendant l'inquisition en raison de situation particulières (mourants ou blessés recevant in extremis le consolament).

Dernière obligation faite surtout aux hommes : la prédication. Les « parfaits » devaient prêcher le salut par l'ordination du consolament et la morale évangélique. Cette prédication se faisait dans les maisons ateliers, mais également parfois chez des fidèles ou sur la place publique.

Pour les cathares, l'abstinence de nourriture animale n'est pas une privation10. Guilhem Bélibaste, dernier « parfait » cathare connu, a dit à propos des pratiques de privations catholiques : « le jeûne que vous faites vaut autant que le jeûne du loup ». Il s'agit plutôt d’un prolongement de l’interdit du meurtre à toute vie animale. Le catharisme, là encore, se distingue par une certaine radicalité. En effet, tous les animaux, dans la perspective cathare, sont susceptibles d'avoir reçu une âme céleste.

Le végétarisme cathare était un refus de commettre la violence à l'égard d'une créature « ayant du sang », – principe pour eux des « vrais chrétiens » :

« Si un criminel dangereux les attaquait, ils pouvaient se défendre ; tuer la vipère ou le loup. Encore qu'à l'époque du catharisme triomphant, un « parfait » ne l'eût sans doute point fait, car il était aussi grave de tuer une bête « ayant du sang » que de tuer un homme. »

La fin du mouvement cathare


Comme d’autres mouvements dissidents ou contestataires contemporains, « l’hérésie des bons hommes » condamnée par la Papauté, devient la cible des clercs catholiques, d’abord les cisterciens (le futur saint Bernard vient les combattre dans le Toulousain dès 1145), puis, au XIIIème siècle, des ordres mendiants (Dominicains et Franciscains).

Ne parvenant pas à les convaincre d’abandonner leurs croyances par le seul usage de la prédication, la papauté décide en 1209 de déclencher contre les cathares du Midi, la première croisade organisée en terre chrétienne contre les hérétiques et ceux qui les soutiennent. Ce sera la Croisade contre les Albigeois.
Le roi de France en 1209 ne veut pas se lancer dans l’aventure mais 300 000 barons et chevaliers du Nord, accompagnés de valets et d’hommes de main sont réunis à Lyon attirés par les richesses du Midi. Suite au siège de Carcassonne, Simon de Montfort est nommé chef de la croisade. Puis à partir de 1226, Louis VIII qui a succédé à Philippe-Auguste sur le trône de France s’engage dans la croisade.


Simon de Montfort
Ce conflit dura vingt ans et provoqua la transformation de l’échiquier politique du midi de la France (avec le rattachement des sénéchaussées de Carcassonne et Beaucaire au domaine du Roi de France et la soumission au roi du comte Raymond VII de Toulouse).

En 1233, l’Eglise adopte une autre stratégie et met en place une nouvelle institution judiciaire confiée aux Dominicains : l’Inquisition. Les enquêtes menées tout au long du XIIIème siècle et au début du XIVème siècle par les inquisiteurs vont sérieusement réduire le nombre de cathares dans le Midi.
Véritable épilogue de la Croisade contre les Albigeois, la campagne militaire contre Montségur, siège de l’évêché cathare du toulousain marque un tournant dans la répression contre le catharisme. La reddition de la forteresse le 15 Mars 1244 se solde par la disparition du principal refuge de la hiérarchie cathare.
L’arrestation des parfaits Pierre et Jacques Authié en 1308 marque la fin de l’hérésie en Languedoc. Le bûcher du dernier parfait connu Guihlem Bélibaste en 1321 à Villerouge Termenès, château de l’archevêque de Narbonne, met un terme quasi définitif à l’histoire du catharisme dans le Midi.

Ne disposant plus d'aucun refuge sûr, pourchassés par les inquisiteurs, les derniers cathares vécurent comme des bêtes traquées, suscitant parfois de brèves révoltes. Les Parfaits survivants émigrèrent en Catalogne, en Sicile et en Lombardie. Ainsi disparaissait la culture la plus raffinée de l'époque : la civilisation occitane issue du mythe de la chevalerie, de l'honneur chevaleresque et de l'amour-courtois, honorée par les troubadours.

Sur son déclin, au milieu du XIIIe siècle, la secte se radicalise et se rapproche du manichéisme en réduisant le monde à une opposition entre Bien et Mal.

Les plus extrémistes de ses prédicateurs en viennent à condamner l'Ancien Testament et tout ce qui concerne la création du monde terrestre, attribués à une puissance néfaste, le diable. Ils voient par contre dans le Nouveau Testament l'oeuvre du véritable Dieu parce que, par la voix de Jésus-Christ, il annonce le «Royaume de Dieu», lequel n'est pas de ce monde.

Pour eux, Jésus ne peut pas être Dieu fait homme ni avoir de nature humaine comme le prétend l'Église catholique car cette nature est mauvaise comme le créateur qui en est à l'origine. Ils tiennent pour indigne de considérer qu'il ait pu en tant que Dieu subir le supplice de la croix. Jésus est un ange ou un fantôme (en grec phantasma), sans véritable enveloppe charnelle.



Sources :

http://www.herodote.net
http://www.payscathare.org
http://portail.cathares.org/cathares-et-catharisme.html (à consulter)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catharisme
http://www.histoire-france.net/moyen/cathares.html (à consulter)
http://dolphyns.free.fr
http://www.linquisitionpourlesnuls.com
http://www.france-secret.com
http://aletheias.over-blog.com
http://almouni.blogzoom.fr
http://jean-francois.mangin.pagesperso-orange.fr/capetiens/capetiens_catharisme.htm

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MessageSujet: Re: Qui étaient les cathares ?   Mer 31 Oct - 8:04




Trés intéressant et beau sujet....Merci Speedou.
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MessageSujet: Re: Qui étaient les cathares ?   Mer 31 Oct - 8:37

Comme tu l'écris, intéressant et long à faire ! scratch

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soléne
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MessageSujet: Re: Qui étaient les cathares ?   Mer 31 Oct - 18:48

Speedou a écrit:
Comme tu l'écris, intéressant et long à faire ! scratch



Je t'admire Speedou, tu es trés courageux, surtout quand je vois l'heure à laquelle tu l'a fais !

Encore une fois merci...!
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Speedou
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MessageSujet: Re: Qui étaient les cathares ?   Jeu 1 Nov - 16:52

C'est une découverte que j'ai faite il y a peu, et je tenais à la partager, surtout au niveau de la pensée de cette soi-disant hérésie !

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MessageSujet: Re: Qui étaient les cathares ?   

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Qui étaient les cathares ?
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